Espace Noir vous propose de rencontrer des artistes libanais issus de la scène underground de Beyrouth et actifs sur le plan des musiques expérimentales et improvisées. Cette soirée ouvre le débat sur le rôle et l’engagement de l’artiste évoluant dans un climat autoritaire. Les fondateurs du label indépendant Al Maslakh, ce qui signifie « abattoir » en libanais seront là pour nous faire partager leur musique et aussi leur réalité marquée par des conflits.
Une coproduction Espace Noir / Reitschule Berne / AMR Genève / Gare du Nord Bâle
Programme :
18h Courts métrages indépendants libanais
19h Repas libanais à la taverne (réservation ici ou au 032 / 941 35 35)
20h30 Discussion sur la culture alternative, les libertés individuelles et la situation politique au Liban
Intervenants :
Christine Sehnaoui, Mazen Kerbaj (musiciens)
Ounsi El-Daïf (membre du secrétariat Attac Suisse et Attac Liban)
Exposition de dessins et caricatures de Mazen Kerbaj à la taverne
Sur les débris de la guerre civile, un groupe de jeunes musiciens et artistes de Beyrouth ont fondé le label Al Maslakh. Sur l’initiative – entre autres – de Mazen Kerbaj, Christine Sehnaoui, Raed Yassin et Sharif Sehnaoui, une plateforme pour des expériences créatives et musicales a pu être créée, ce qui n'avait jusqu'alors jamais été imaginable dans cette région, et qui témoigne du courage de ces artistes. Depuis 2000 Al Maslakh organise le Irtijal, un festival annuel offrant la possibilité à la scène musicale locale de rencontrer des sommités internationales de la musique libre et expérimentale, donnant ainsi voix à l'improvisation, à l'avant-garde, à la composition contemporaine, à la noise et à la musique rock alternative à Beyrouth. Si lors de la première année le Irtijal a été contesté par des manifestations, ce festival compte désormais parmi ses têtes d'affiche des personnalités telles que Peter Brötzmann, Gene Coleman, Mike Cooper, Le Quan Ninh, Michael Zerang, Johannes Bauer, Fred Van Hove et bien d’autres issues de tous les continents.
Illustration : Mazen Kerbaj "Y a-t-il encore des fantômes à Beyrouth ?"