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Espace Noir

Des le 14.11.2013 au 17.11.2013
André Bösiger 
 

Description

Dans le cadre des journées sur l’anarcho-syndicalisme et le syndicalisme révolutionnaire.

Film de Bernard Baissat avec la collaboration d’Alexandre Skirda, écrivain, auteur de Mackno, aide André Bosiger pour l’écriture de Souvenirs d’un rebelle et Marcel Body pour Un Piano en bouleau de Carélie.

Ceux qui connaissent personnellement la vie de l’interviewé (et c’est mon cas, ayant milité à côté de lui pendant huit années en Suisse, plus quelques autres, à distance) savent que ses aventures ne peuvent pas être résumées en moins d’une heure. Mais tel est le format adopté par le réalisateur bien connu, qui a déjà à son actif une dizaine de portraits semblables. Ceux qui voudront en savoir davantage liront les mémoires que Bösiger a dictées, sauf erreur, au même Skirda qui le présente (en s’effaçant lui-même modestement) dans ce documentaire, ou consulteront les archives de la Libre Pensée (où il a été très actif), du Centre International de Recherches sur l’Anarchisme (dont il a été le premier mécène ainsi que la cheville ouvrière), de la Ligue Suisse des Droits de l’Homme (à laquelle il a passablement collaboré), de Jeune Résistance (à qui il a donné un sérieux coup de mains), de la Willaya 3 du F.L.N. (ce qui lui a valu une interpellation de la Police Genevoise) et ainsi de suite.

L’habile et chaleureuse esquisse que le réalisateur brosse de la vie de ce militant, donne cependant une idée parfaite de son entrain, de sa vigueur, de ses errances inlassables. Généreux de son temps (et de sa poche) André a embrassé toutes les causes justes, au moment voulu, sans se soucier du danger que certains engagements comportaient. On ne lui connaît guère d’hésitations: il fonce dans son obstacle avec précision quelles qu’en soient les conséquences. Il sait écouter, aussi, et ne craint ni la répression ni la fatigue. Il lui suffit de quelques heures de repos par nuit, pour reprendre le soufle puis repartir pour une nouvelle mission: qu’il s’agisse de sauver des gens de la persécution, de transporter des armes, d’organiser des grèves, de fonder des journaux ( lui qui n’aime pas écrire même la plus simple lettre, ce dont il charge la patiente Coucou) ou des bibliothèques (lui qui n’a jamais le temps de lire, sauf quand il est en prison).

Le film nous montre les points saillants de sa vie de militant syndical de la F.O.B.B., ses activités peu orthodoxes, voire même illégales, au sein de la Ligue d’Action du Bâtiment, ses luttes contre les évacuations forcées, celles contre l’armée (qui lui valent deux ans de prison), pour le paiement aux ouvriers des heures de déplacement du domicile au lieu du travail (qu’il gagne au nom de tous, avec effet rétroactif), en faveur de l’Espagne révolutionnaire, contre le nazisme allemand, contre le fascisme italien, pour l’indépendance de l’Algérie, et j’en passe.

Il arrivait à Bösiger de lever la voix, mais il le faisait surtout contre ceux qui voulaient exercer leur autorité sur lui, autrement il portait un doux regard sur tous ceux qui souffraient: vieillards abandonnés, étrangers maltraités, chômeurs affamés, travailleurs exploités. Baissat l’a bien compris et le célèbre avec sympathie et admiration.

Pietro Ferrua

André Bösiger

Horaire


Jeudi: 20.00 h
Samedi: 20.00 h
Dimanche: 17.00 h

Prix

Enfant: 7 Frs
ACEN/AVS/AI: 10 Frs
Adulte: 12 Frs