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Prochaine activité

Des le 05.11.2015 au 08.11.2015
Journées de solidarité avec les réfugiés et les migrants. 
 

Description

Du vendredi 6 au dimanche 8 novembre 2015

Jendi :

20:00 Cinéma : "Lo stesso mare"

Vendredi :

18.30H : Repas : spécialité orientales

20:00H : Cinéma : « Lo stesso mare » (La même mer) de Stefano Ferrari

21.30H : Denge Dinan (musique du Monde) 

Samedi :

15.00H : Cinéma : « Lo stesso mare » (La même mer) de Stefano Ferrari

17.30H : Table ronde : Pierre Zürcher (ABR Tramelan) : L’accueil des réfugiés dans le canton.

 

18.30H : Repas : Spécialité africaine

20.00H : Théâtre : Génocidé

21.30H : Danse africaine à la Taverne

Dimanche :

17.00H et 20:00 H : Cinéma : Lo stesso mare » de Stefano Ferrari

Pourquoi ce programme :

Depuis l’intervention américaine en Irak, comme la plupart des observateurs l’avaient prévu, le Moyen Orient s’est enflammé. Les jeux troubles de pompiers pyromanes des puissances mondiales (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Russie, France) et régionales (Turquie, Arabie Saoudite, Israël, Iran) n’ont fait qu’empirer la situation. Chacun dénonce plus ou moins l’hypocrisie des autres tout en la pratiquant sans vergogne. On soutient les islamistes, puis on les bombarde, la Turquie attaque les kurdes en prétendant cibler Daech comme les Russes qui, eux aussi, « visent les fanatiques du groupe Etat Islamique » et atteignent en fait l’Armée Syrienne Libre. Pendant ce temps là, Bachar El Assad massacre les civils en toute impunité, le « Calife » autoproclamé Abou Bakr Al-Baghdadi et ses mercenaires venus du monde entier soit par exaltation mystique, soit par sadisme persécutent les minorités ethniques et religieuses, les femmes, les libres penseurs et les humanistes avec autant de cruauté que les nazis dans les années 30.

Il faut avoir l’esprit bien obtus, pour ne pas comprendre que des centaines de milliers de familles cherchent refuge dans d’autres pays. Il faut être complètement dépourvu d’empathie, de compassion, et de solidarité pour traiter ces désespérés comme des ennemis et comme des criminels.

Nous appelons au contraire à la solidarité et à la résistance aux idéologies guerrières et égoïste. Nous interpellons les personnes de bonne volonté afin qu'elles participent aux « Journées de solidarité avec les réfugiés et les migrants » à Espace Noir. Notre objectif est de créer un mouvement de soutien pour défendre cette population, afin de résister à la désinformation, aux attaques contre leurs droits et leur apporter des aides concrètes en Suisse et dans le monde.

D’autre part nous reprenons à notre compte l’appel que Longo Maï a diffusé dans sa région :

Nous souhaitons accueillir, dans des logements vides de nos villages plusieurs familles qui se sont réfugiées en Suisse, fuyant les combats de Syrie ou d’autres pays en difficultés. 

Cette idée nous est venue parce que

  • · nous sommes touchés par le sort de ces personnes dont le pays s’effondre sous les violences de la guerre, et par les risques qu’elles prennent pour retrouver une vie digne, comme ces milliers de migrants qui, malgré les dangers, tentent de traverser la Méditerranée,
  • · nous souhaitons montrer qu’il existe en Suisse des volontés d’accueillir la réalité des migrations actuelles comme une occasion d’élargir nos horizons humains,
  • ·

Cette idée nous est venue aussi parce que nous sommes curieux des cultures différentes, des langues, des savoir-faire, des traditions et des mœurs de ces personnes qui viennent d’ailleurs, et que nous savons que nous serons grandis à leur contact, comme ils le sont en nous côtoyant. 

Vendredi :

18.30H : Repas : spécialité orientales

Les bénéfices du repas seront versés à un organisme d’aide aux réfugiés.

20:00H : Cinéma : « Lo stesso mare » (La même mer) de Stefano Ferrari

Lampedusa, une destination pas toujours atteinte par les migrants, des morts donc, un camp de réfugiés...

"Un van quitte la Suisse avec un chargement de vêtements pour les réfugiés Africains qui arrivent en Sicile. Un voyage au travers de l'âme humaine: entre ceux qui ne voient pas de future et ceux qui risquent leurs vies pour en avoir un."

Documentaire en V.O italienne. s-t français 91mn

21.30H : Denge Dinan (musique du Monde)

Denge Dinan (la voix des fous en kurde) est né d'une rencontre: celle de Mahir Ispir, auteur-compositeur, joueur de saz, originaire du Kurdistan de Turquie et de Claude Junod, compositeur, multi-instrumentiste suisse.

Ensemble ils ont fondé un collectif, axé pour l'essentiel sur les compositions de Mahir, auquel près d'une vingtaine de musiciens de diverses origines se sont associés, durablement ou ponctuellement, pour créer une musique à la fois actuelle et intemporelle.

A la source, il y a une transmission qui remonte à la nuit des temps, des chansons, en turc, en kurde, en grec, en serbe...évoquant les thêmes universels de l'amour, des luttes pour la liberté, l'exil...


Ces éléments sont le fil conducteur d'une musique métissée  parfaitement inscrite dans son temps.

Dengê Dînan, à sa manière, propose une autre vision du choc des cultures, des possibilités de rencontre et de dialogue créatif plutôt que des stéreotypes stériles et des anathèmes d'un autre âge.

Samedi :

15.00H : Cinéma : « Lo stesso mare » (La même mer) de Stefano Ferrari

Lampedusa, une destination pas toujours atteinte par les migrants, des morts donc, un camp de réfugiés...

"Un van quitte la Suisse avec un chargement de vêtements pour les réfugiés Africains qui arrivent en Sicile. Un voyage au travers de l'âme humaine: entre ceux qui ne voient pas de future et ceux qui risquent leurs vies pour en avoir un."

Documentaire en V.O italienne. s-t français 91mn

17.30H : Table ronde :

Pierre Zürcher (ABR Tramelan) : L’accueil des réfugiés dans le canton.

ABR compte quatre offices régionaux, un en ville de Bienne, deux dans le Jura bernois et un dans le Seeland. Quelque huit cents personnes y sont accompagnées.

Dans les centres d’accueil (CdA), les demandeurs d’asile et les personnes admises à titre provisoire se sont familiarisés avec la vie en Suisse et ont acquis les bases de la langue locale.

Après cette 1ère phase, ils déménagent dans des communes. où ils sont hébergés de manière individuelle. Durant la 2ème phase, ABR est compétente en matière de soutien financier, d’hébergement et d’accès aux soins médicaux de base pour les demandeurs d’asile et les personnes admises à titre provisoire.

Dans les antennes régionales, des intervenants d’action sociale accompagnent et conseillent nos usagers; ils leur facilitent l’accès à des mesures d’intégration (destinées aux détenteurs de livrets F).

18.30H : Repas : Spécialité africaine

Les bénéfices du repas serot versés à un organisme d’aide aux réfugiés.

20.00H : Théâtre : Génocidé

« Depuis que, le 20 avril 1994, vers 16 heures, je fus découpé à la machette avec quarante-trois personnes de ma famille sur la colline de Mugina, au cœur du Rwanda, je n’ai plus connu la paix. J’avais 15 ans, j’étais heureux. Le ciel était gris mais mon cœur était bleu. Mon existence a soudainement basculé dans un horreur inexprimable dont je ne comprendrai probablement jamais les raisons ici-bas. Mon corps, mon visage et le plus vif de ma mémoire en portent les stigmates, jusqu’à la fin de  ma vie. Pour toujours. »

Comme celle de tous les survivants, l’histoire de Révérien Rurangwa rejoint l’Histoire. Son récit évoque, avec un réalisme saisissant, l’atrocité du dernier génocide du XXe siècle : celui des Tutsi au Rwanda[1]. Il dit aussi la force de l’instinct de survie et des processus de résilience ; l’impuissance à envisager le pardon quand la justice est bafouée ; l’énigmatique pouvoir du mal et le mystérieux silence de Dieu. Et c’est en cela qu’il parle à tous les Hommes.

Seul rescapé d'une famille de 44 personnes, il retourne en 1996 au Rwanda pour tenter de retrouver d’éventuels survivants de sa famille. Il apprend alors que ses agresseurs, qu’il avait dénoncés auprès de la justice, sont toujours en liberté. Il reçoit plusieurs menaces de mort et est agressé dans la rue. Il  publie, en avril 2006, le livre, Génocidé[2].

Révérien Rurangwa habite aujourd’hui en Suisse, dans le canton de Neuchâtel. Après s’être vu refuser plusieurs demandes d’asile, il a obtenu la nationalité suisse en 2011. Il continue de se battre pour rendre hommage aux victimes, obtenir réparation et justice pour les rescapés.

Le projet 

C’est tiré de ce récit poignant que Pierre Massaux a créé un spectacle présenté en langue allemande, à Saint-Gall, en octobre 2012. C’est alors, par un travail avec des demandeurs d’asile, qu’il réalise ce projet présenté au public et aux écoles une dizaine de fois. C’est ce même projet, en langue française, qu’il propose aujourd’hui, en collaboration avec le programme d’insertion sociale de la Joliette-CSP et l’association Bel Horizon mieux vivre ensemble qui fête cette année son dixième anniversaire[3].  

Entrées : 15.—fr / 12.— ACEN/AVS/AI/AC/étudiants

21.30H : Danse africaine à la Taverne

Dimanche :

17.00H et 20:00 H : Cinéma : Lo stesso mare » de Stefano Ferrari (voir ci-dessus)



[1] Cf. Wikipédia, le génocide des Tutsis au Rwanda

[2] Edition Presses de la Renaissance, Paris, 2006 ; J’ai Lu, Paris, 2007

[3] www.joliette.ch  et  www.belhorizon.ch

Journées de solidarité avec les réfugiés et les migrants.