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Prochaine activité

Des le 10.11.2017 au 11.11.2017
Journées kurdes 
 

Description

Vendredi 10 novembre 2017

18h30: Conférence - débat « Confédéralisme démocratique »

20h00: Projection du film « Kurdistan, rêve de printemps »

Samedi 11 novembre

13h00: Atelier cuisine kurde sur inscription (disponible à la taverne)

17h00: Conférence - débat "Engagement des femmes kurdes"

19h00: Buffet issu de l'atelier cuisine kurde

20h00; Projection du film « Kurdistan, rêve de printemps »

 Les Kurdes représentent la plus importante population du Monde sans patrie. Après l’accord Sykes-Picot de 1916, suite à la chute de l’empire Ottoman, le Kurdistan fut divisé et attribué à 4 pays différents, alors qu’il leur avait été promis de leur octroyer la souveraineté sur leur territoire. Il se développa pendant des décennies un mouvement national kurde. En 1978 le PKK (parti des travailleurs kurdes) se constitue dans la ligne des mouvements de libération du tiers monde : un parti centralisé marxiste-léniniste dont le but est de créer un état socialiste kurde en Turquie. Le parti entreprend dès 1984 un combat de guérilla contre l’état turque.

A la fin du XXème siècle le PKK subit une série de revers qui entraîne sa dissolution en 2002 : arrestation du leader et théoricien du parti A. Oecalan, querelles internes, diminution des effectifs suite aux combats des années 1990 et expulsion de son refuge syrien. En 2005, il se reconstitue sur des bases nouvelles plus conforme avec l’ère du temps.

« Il adopte à partir de 2005 le « Confédéralisme démocratique » d’Abdullah Oecalan 34.

Un programme qui rejette le nationalisme et la prise de pouvoir en tant qu’objectif du parti. Ses grandes lignes sont définies par un projet de démocratie assembléiste proche du municipalisme libertaire, une économie de type collectiviste, un système de fédéralisme intégral entre communes et une coopération paritaire et multiethnique dans des systèmes organisationnels et lésionnels autogérés. Cette réorientation sera principalement l’oeuvre des relations entretenues par Abdullah Oecalan lors de sa détention avec l’essayiste libertaire Murray Bookchin. En 2006, à la suite de la mort du théoricien, l’assemblée du PKK se réfère à Bookchin pour la construction d’un nouveau modèle de socialisme démocratique : le municipalisme libertaire. »

Extrait de Wikipédia

Ces concepts seront repris par le PYD en Syrie proche du PKK, mais ne connaîtra une application pratique qu’en 2012 avec l’autonomie kurde acquise par la province de Rojava.

Féminisme

Les femmes jouent un rôle essentiel à l’intérieur du mouvement kurde. Elles seront de toutes les discussions lors de la défense de la ville de Kobane contre l’Etat Islamique. Ces femmes ne se battent pas seulement pour la libération nationale, mais aussi pour leurs propres droits.

De tous temps et en tous lieux, que ce soit lors de révolutions ou de combats de libération, les femmes ont toujours été au front. Mais elles ont également toujours été marginalisées et exclues ensuite lors des divers processus de constructions sociales, le patriarcat s’imposant à nouveau. Ceci ne devrait pas arriver aux femmes kurdes.

Ilot de résistance, dans un Moyen-Orient, où les femmes ne jouent qu’un rôle insignifiant et sont exclues des processus décisionnels, les femmes kurdes ont un rôle prépondérant que ce soit au niveau militaire ou dans les domaines de la société civile. Ainsi, tous les postes du pouvoir exécutif sont doublés car composé systématiquement d’une femme et d’un homme. Les postes des commissions, des conseillers etc. sont régit par un quota d’au moins 40% de femmes. Des conseils de femmes ont été crées. Une autorité de sécurité pour les femmes aussi, qui s’occupe des affaires pénales concernant les femmes et les enfants. Cela va du harcèlement au viol, en passant par la violence domestique. En même temps il ne s’agit pas, comme dans d’autres procédures pénales, d’arriver à une condamnation du coupable, mais plutôt de trouver une médiation active afin de régler les problèmes.

Dans une région ultra réactionnaire et ultra patriarcale, où l’EI a instauré le viol et l’esclavage de masse des femmes et une Turquie qui s’enlise dans un processus de retour en arrière historique, ces femmes représentent un espoir dans un ciel qui s’assombrit.

L’auteur de ces lignes se réjouirait si la gauche européenne se mettait de manière radicale à exiger une pareil égalité, non seulement théorique, mais réelle, et par là même supprimer dans leurs rangs cet esprit patriarcal encore trop fréquent en leur sein.

Confédéralisme démocratique

Il est regrettable de constater, que l’on puisse lire encore de nos jours que le PKK (Turquie) et le PYD (Syrie), auraient des revendications nationalistes. Il faudrait instaurer un programme de formation pour les journalistes ignorants. Il y a longtemps que le mouvement kurde de gauche a abandonné ce principe. Sous l’influence du penseur libertaire et écologiste Murray Bookchin, il a élaboré le concept de « confédéralisme démocratique ». Une perspective qui défend et institutionnalise la multiplicité ethnique, linguistique et religieuse introduisant un quota pour les minorités à différents niveaux. La situation initiale étant que la région est un puzzle de religions, d’ethnies et de frontières, ce qui à l’avenir ne jouera plus aucun rôle. Il est un fait que Rakka, l’ ex-capitale déclarée de l’EI, a été libérée par les FDS (forces démocratique syriennes), une armée de défense des peuples, inspirée par les Kurdes, multiethnique et composée des différentes populations locales, Kurdes, Arabes, Assyriens, Turkmènes etc.

Le confédéralisme démocratique est ouvert à l’égard des autres groupes et fractions politiques. Il est flexible, multiculturel, anti-monopole et consensuel. L’écologie et le féminisme sont ses ancrages centraux. L’instauration de cette autogestion, nécessite un système économique alternatif qui va dans un sens plus démocratique et plus durable. Ainsi il peut subvenir aux multiples besoins de la société.

Montrons notre solidarité à nos amis Kurdes, ils en ont grand besoin.

Roger

Journées kurdes

Horaire


Vendredi: 18.30 h - 20.00 h
Samedi: 13.00 h - 17.00 h A 20.00 h